TESTI sui MULINI

Questa pagina è  una raccolta di testi antiqui su macine, mulini e ruote per l'acqua. Cerchiamo quanto possibile di indicare autore, data, testo e traduzione (Fr,  It, Engl. se possibile)

_____________________________________________________________________________________________________________________________________

1- VITRUVE : De Architectura, livre X, 5 (1-6 notamment)                                         Vitruve : Ier s. av. J.-C.

 

enligne : http://remacle.org/bloodwolf/erudits/Vitruve/livre10.htm#V  (texte latin apposé au français  §  V mais l’ensemble est passionnant)

            source : Moritz p.122 et note N p. 220 (version latine)

(NB :  le moulin hydraulique est désigné par le terme « hydraleta » ou « hydromylae » (meules à eau) dans cette version ; le terme « versatio » désigne la révolution, le fait de tourner : cf. molae versatiles)

 

V. De rotis aquariis et hydromylis.

« 1. Fiunt etiam in fluminibus rotae (47) eisdem rationibus, quibus supra scriptum est. Circa earum frontes affiguntur pinnae, quae quum percutiuntur ab impetu fluminis, cogunt progredientes versari rotam, et ita modiolis aquam haurientes et in summum referentes, sine operarum calcatura, ipsius fluminis impulsu versatae, praestant quod opus est ad usum.

2. Eadem ratione etiam versantur hydromylae (
48), in quibus eadem sunt omnia, praeterquam quod in uno capite axis tympanum dentatum est inclusum. Id autem ad perpendiculum collocatum in cultrum versatur cum rota pariter; secundum id tympanum minus, item dentatum, planum est collocatum (49), quo continetur axis habens in summo capite subscudem ferream, qua mola continetur. Ita dentes eius tympani, quod est in axe inclusum, impellendo dentes tympani plani, cogunt fient molarum circinationem; in qua machina impendens infundibulum subministrat molis frumentum, et eadem versatione subigitur farina. »

 

 

ersam-fleury-moulin.png

Pagina Mulino di VITRUVIO sul bel sito dell'Università di CAEN (Normandia): ERSAM : http://www.unicaen.fr/ersam/machines.php?fichier=moulinEau Il sito presenta un disegno con vocabolario latino utile per capire il testo, completatà da un restituzione grafica molto eloquente.

Notes Remacle : 

(47) - Fiunt etiam in fluminibus rotae. Vitruve traite d'abord en peu de mots, d'une manière générale, des roues que l'eau fait mouvoir sans le secours de l'homme; il nous apprend qu'elles sont garnies d'aubes, dans lesquelles se précipite l'eau pour les mettre en mouvement. Bien qu'elles puissent servir à de nombreux usages, toutes cependant doivent être construites de la même manière. Il en est plusieurs dont la construction exige le plus grand soin, la plus grande attention : car le nombre, la longueur et la disposition des aubes, leur degré d'immersion dans l'eau, tout doit être rigoureusement calculé pour que la machine ait son entier effet.

 (48) - Eadem ratione etiam versantur hydromylae. Il y avait dans le texte hydrolae ; Turnèbe et Saumaise l'ont corrigé. Le mot hydromylae signifie des meules que l'eau fait tourner, au lieu que hydrolae signifie des machines qui conduisent l'eau avec des tuyaux. Perrault et Galiani ont adopté cette correction, qui est plus conforme à la suite du texte.

(49)  - Secundum id tympanum minus, item dentatum, planum est collocatum. La roue de nos moulins qui est posée horizontalement, et qu'on appelle la lanterne, n'est point dentelée ; elle est composée de fuseaux que joignent ensemble deux madriers, que labre de fer qui soutient la meule traverse aussi par le milieu. Perrault suppose que Vitruve a décrit ces roues un peu négligemment, en ne distinguant pas la roue à dents appelée hérisson d'avec le pignon ou lanterne, et comprenant sous le nom de dents tout ce qui accroche comme les véritables dents, ou qui est accroché comme les fuseaux des lanternes ou pignons : mais il me semble qu'il est aussi très facile de supposer que les anciens, au lieu de lanternes, se servaient d'une seconde roue à dents; la chose eût été assurément moins solide, mais non plus incommode. D'après les principes de la mécanique, cette seconde roue, placée horizontalement, doit être plus petite que celle qui la fait mouvoir ; autrement la meule tournerait plus lentement que la roue qui va dans l'eau , ce qui ne doit pas être. C'est pourquoi Perrault a cru qu'il fallait lire minus, item dentatum, au lieu de rnajus, etc.

______________________________________________________________________________________________________________________________________

vedere anche la pagina VITRUVIO nella zona MEMBRI / voir également la page VITRUVE dans la zone Membres.

______________________________________________________________________________________________________________________________________

2- Epigramme attribué à Antipater de Thessalonique : Anth. Pal. IX. 418                 Antipater (de Thessalonique) : Ier s. av. J.-C.

            en ligne  :  http://remacle.org/bloodwolf/erudits/Anthologie/anth4.htm#006a  = aller, en remontant, au n° 418

           biblio :      John G. Landels 1978 – Engineering in the Ancient World 

 => moulin hydraulique ; mention des meules de Nysire

texte :"Femmes, occupées jusqu'ici à moudre, ne fatiguez plus vos bras, dormez la longue matinée, et laissez la voix du coq vous annoncer inutilement l'arrivée prochaine du jour. Cérès a ordonné aux Nymphes de remplacer l'ouvrage de vos mains ; aussitôt elles se sont élancées au sommet des roues pour faire tourner l'essieu, et l'essieu, à l'aide des rayons qui l'entourent, entraîne dans sa course quatre meules creuses et pesantes. L'âge d'or renaît donc pour nous, puisque, sans travail et sans peine, nous jouissons des dons de Cérès."

source : Moritz p.131               texte original en grec, ici version anglaise rimée (cela paraît gentiment "ollé-ollé")

« Oh stay your busy hands, ye girls that grind at the mill; / Let not the cock that heralds dawn disturb your sleep. / The river-nymphs are bidden by Demeter's will. / To do your work; and on the topmost wheel they leap / and turn the axle's winding spokes, upon whose coil / Concave Nisyrian millstone's weight revolves anon. / A golden age has come again; for free for toil / We learn to taste what fruits from Mother Earth are won.»

__________________________________________________________________________________________________________________________

3- STRABON : XII, 556                                                                         Strabon :  60 av. J.-C / 20 apr. J.-C.

            en ligne : http://remacle.org/bloodwolf/erudits/strabon/livre123.htm   (§ 30)

            => mentionne un moulin hydraulique Cabira dans la région du Pont.

            source : Moritz p.131

« deux cours d'eau se réunissent et offrent à leur confluent une ville appelée Eupatoria du nom de son premier fondateur, mais que Pompée, qui l'avait trouvée inachevée, nomma Magnopolis, après avoir agrandi son territoire et augmenté le nombre de ses habitants. Cette ville occupe, avons-nous dit, juste le centre de la plaine ; une autre s'élève au pied même du Paryadrès, c'est Cabires, qui est située à 1501 stades environ au S. de Magnopolis [à la même distance par conséquent où est cette ville à l'E. d'Amasée]. Mithridate avait à Cabires une de ses résidences favorites. Déjà pourvue d'un moulin à eau et de viviers, cette localité possède de belles chasses dans ses environs et plusieurs mines. »

_____________________________________________________________________________________________________________________________________

4- LUCRÈCE De Rerum Natura, 516                                                                 Lucrèce : Ier s. av. J.-C.

            en ligne : http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/Lucrece/livre5.htm  (§ 510)

            => mention d’une roue à élever l’eau

            source : Moritz p.13

« 510. La cause du mouvement des astres, c'est ce que je vais maintenant chanter. D'abord, si c'est la grande voûte du ciel qui tourne, il faut supposer qu'elle reçoit à ses deux pôles une double pression de l'air qui la maintient et l'enferme de chaque côté, qu'ensuite un courant supérieur l'entraîne dans le sens où roulent les astres éclatants de l'éternel univers ; ou encore qu'un courant inférieur, soufflant en sens contraire, meut la sphère à la manière de ces roues à auges que font tourner les fleuves. » 

________________________________________________________________________________________________________________________

5- EPIGRAMMES DESCRIPTIVES : Anthologie Grecque

en ligne : http://remacle.org/bloodwolf/erudits/Anthologie/anth4.htm

n° 20 : ARCHIAS                                                                            Archias : Ier s. av. J.-C.

« Maître (006), je fus autrefois couronné sur les bords de l'Alphée ; deux fois on m'a proclamé vainqueur près de la fontaine de Castalie ; autrefois, à Némée et dans l'Isthme, je fus salué par des cris de triomphe ; autrefois je courais aussi vite que les vents ailés. Maintenant que je suis vieux, voici qu'on me fait tourner la pierre ronde de Nisyre (007), ô honte pour mes couronnes ! à coups de fouet dans un manège. »

(006) Le maître du moulin ou un passant.

(007) Ile de la mer Égée , d'où l'on tirait de bonnes pierres meulières. Strabon, X, 5, I7.

            => mention (à nouveau) du moulin en pierre meulière de Nysire (Egée) qu’un homme fait tourner

 

n° 19. ARCHIAS

"Le coursier qui autrefois, digne de son nom d'aigle, éclipsait tous ses rivaux, qui devançait le vol des vents ailés, dont les jambes étaient parées de bandelettes triomphantes, que Pytho, célèbre par son oracle, que Némée, la nourrice du lion terrible, que Pise et l'Isthme au double rivage ont honoré de leurs couronnes, maintenant enchaîné par le cou à un carcan en guise de frein, broie les épis de Cérès sous une rude pierre qu'il traîne. Son sort est semblable à celui d'Hercule : ce demi-dieu, après avoir accompli de nombreux exploits, n'a-t-il pas subi le joug de l'esclavage  ?  "                   

  http://remacle.org/bloodwolf/textes/archias.htm

___________________________________________________________________________________________________________________________________

6- Varia : (source : Daremberg & Saglio)

6.1 - DIG. XXXIII, 7, 18, 5 :

"Est autem meta inferior pars molae catillus superior" : La meta est la partie inférieure de la meule/ du moulin (mola), le catillus  la supérieure.

NB : Amien Marcelin (XVII, 4, 25) désigne par erreur la  meta comme partie mobile.

 

6.2 - CATON De Re Rustica

 voir / vedere pag.  http://www.orviamm.com/pagine/testi-antiqui-textes-antiquite/caton-le-moulin-a-huile.html

.

Data ultimo aggiornamento: 16/11/2014